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Sismographe du vivant — Partie 3/3

Sismographe du vivant 3 - une manière d'être au monde- Artiste Tumisu

L’inconnu, comme fidélité suprême

Et maintenant ?
Maintenant que je sais. Que je sens. Que je suis.
Que chaque œuvre est un passage,
et chaque passage une offrande à ce qui me traverse.

Ma posture n’est pas une méthode,
c’est un état d’être.
Sans lui, rien ne peut advenir.
Je dois être connectée, ouverte, fidèle.
Pas à une idée, pas à une intention,
mais à ce qui est là, au moment même du geste.

Créer, pour moi,
ce n’est pas saisir.
C’est honorer ce qui m’échappe.
C’est me laisser rencontrer par l’inconnu,
même s’il me bouleverse.

Il y a dans cet acte un saut.
Un plongeon sans garantie.
Une manière d’aimer l’incertitude,
parce qu’elle est vivante.

Quand je crée,
je ne cherche pas à maîtriser.
Je choisis de me laisser transformer.
Parce qu’au fond, c’est cela l’ultime fidélité :
être loyale à ce que je ne comprends pas encore,
et qui pourtant m’appelle.
Toujours.

Crédits image d’origine : Artiste Tumisu
Modifiée par mes soins.

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