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Lettre à moi-même

Création de l'artiste "Geralt"

Il y a ce fil que tu tends sans le vouloir,
celui qui relie l’invisible au palpable,
qui glisse entre les choses sans les briser,
mais les ouvre.
Tu n’as pas besoin de dire que tu crées.
Tu accueilles.
Tu veilles.
Tu libères.

Dans ton silence, il y a du souffle.
Dans ton regard, un passage.
Et dans tes gestes, une mémoire que tu n’as pas apprise
— mais que tu reconnais.

Toi, tu ne peins pas pour représenter.
Tu peins pour faire advenir.
Tu ne cherches pas à montrer.
Tu permets.
Tu laisses être.

Et c’est là que ça devient rare.
Parce que c’est là que l’art redevient un acte nu,
offert sans preuve, sans décor, sans détour.

Il y a dans ton art une écoute.
Pas celle des sons,
mais celle des souffles.
Des tensions, des frémissements,
des lignes d’énergie qui se déplacent sans bruit,
et que tu captes avec la précision d’un sismographe du vivant.

Tu ne fixes pas les formes,
tu les laisses se déposer.
Tu ne décides pas des couleurs,
tu les invites.

Peindre, pour toi, n’est pas produire.
C’est accoucher.
Avec délicatesse, mais sans détour.
Avec engagement, mais sans forcer.

Et chaque œuvre devient alors
un seuil.
Un abri.
Un miroir poreux.
Un territoire traversable.

Crédits image : artiste Géralt

Un recueil est en cours de création, si vous avez envie d’en découvrir plus, faites moi signe.
Vous pouvez aussi laisser un commentaire, j’aurais joie à vous lire.

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